Les branches CROUSIER

Jusqu’où ira-t-on, dans la découverte de nos ancêtres ? Le record vient d’être pulvérisé, puisque notre ancêtre, de la vingtième génération, Anthoine CROZIER, vivait au 15e siècle, ainsi que l’atteste un aveu de fief (reconnaissance de vassalité auprès d’un seigneur) de Montcombroux , de 1443.

Ce CROZIER est le plus ancien du nom, patriarche d’une famille vivant en communauté agricole jusqu’en 1679.

Comment peut-on remonter si loin? En grande partie, grâce à des travaux existants, en l’occurrence ceux de Mr Adrien CROIZIER, notre contemporain, qui a étudié tous les CROIZIER de la région du Donjon, qui sont fort nombreux. Aussi, lorsque j’ai trouvé une Agathe CROUZIER, mariée en 1738 à Huillaux (ancienne paroisse du Donjon), je me suis dit qu’il n’y avait pas de raisons qu’elle ne soit pas de la famille !

Hélas, après plusieurs années de recherches infructueuses pour identifier ses parents (seul le prénom de son père, Jean, était connu) Agathe gardait le mystère de ses origines.

J’ai alors employé les grands moyens: recensement systèmatique de tous les CROZIER, CROUSIER, CROIZIER, CROISIE, ..., rencontrés dans les registres paroissiaux de la région.

Travail de fourmi qui ne me livra pas le secret d’Agathe mais me permit de découvrir d’autres dames CROUZIER: Martine, Marie et Claudine, figurant parmi les ancêtres de ma grand-mère maternelle, Berthe MARME.

C’est finalement Claudine la première à se rattacher à l’étude CROIZIER, en attendant les autres.

Une telle étude demande un travail gigantesque et l’utilisation de différentes sources d’informations. En effet, les registres d’état civil paroissiaux remontent, dans les meilleurs cas, jusqu’au début du 17e siècle; eux de Montcombroux ne commencent qu’en 1643, et encore avec beaucoup de lacunes. Il faut donc utiliser les archives notariales (contrats de mariages, testaments), heureusement assez courants à cette époque et utilisés par toutes les classes de la population. Dans le cas des communautés agricoles, c’était encore plus utile, car il fallait bien préciser, dans les contrats de mariages, la part que chacun apportait à la communauté et les modalités de transmission de ces biens. Ainsi, Marie CROUZIER, qui rejoint la communauté des GOUBY, lors de son mariage avec Henry, en 1672, apporte-t-elle ses biens à la communauté et se voit-elle définir ses droits, si elle veut la quitter après le décés de son futur mari. On prévoit même des conditions différentes, selon qu’elle aura ou non des enfants, à ce moment-là.

Lorsque l’on remonte encore plus loin, les documents de référence sont les terriers et aveus, documents dans lesquels les possesseurs de domaines reconnaissent les tenir de leur seigneur immédiat.

C’est grâce à toutes ces sources que les descendants d’Anthoine CROIZIER ont pu être identifiés, selon l’arbre ci-contre.

Ainsi, au fil des siècles, les CROZIER ont géré leur communauté et leur domaine de Montcombroux, par des mariages croisés avec d’autres communautés (MEILHEURAT, DEGUET) et des mariages internes, comme celui d’Huguette, qui épouse son oncle Martin, en 1609. Résultat au niveau de l’arbre généalogique: tous ses ascendants appartiennent à deux générations, jusqu’à Anthoine, qui,en tant qu’ancêtre de Martin, appartient à la 20e génération et en tant qu’ancêtre d’Huguette, à la 21e !

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