Les seize quartiers de mon grand-père paternel
x 1847 Remoiville
x 1892 Courçais
x 1850 Saint Sauvier
Voici l’arbre de mon grand-père paternel, ce que l’on appelle la ligne agnatique (celle du nom). La principale originalité de cet arbre est que le nom, qui est normalement celui du père, s’est transmis, au niveau de la cinquième génération, par une femme, Caroline Marie REMY; son fils, Pierre Alexandre, remis à l’Assistance Publique, étant de père inconnu.
Caroline n’a rien à voir avec le Bourbonnais, puisqu’elle était originaire de la Meuse et vécut la plus grande partie de sa vie à Paris. Rappelons que Pierre Alexandre fut placé dans l’Allier par l’Assistance Publique, à l’âge de 4 mois. L’ascendance REMY est donc Lorraine; côté socio-professionnel, elle semble être dans le secteur de la meunerie puisque François REMY était farinier, et son père, Pierre Nicolas, garçon meunier.
Pierre Alexandre, placé à Courçais, se maria avec Marie Bourzeau, dont les origines sont purement Bourbonnaises, même si elles ne sont pas très loin du Berry et de la Creuse. Là encore, on retrouve une énigme, le père de Jean Bourzeau étant aussi inconnu. Julien Bourzeau, marié à 36 ans avec Eulalie Guillemain, avait déjà été marié deux fois auparavant. Eulalie, elle, avait 22 ans , ses parents étaient décédés et son seul parent assistant au mariage était son grand-père, François Guillemin, agé de 74 ans.
Toutes ces branches sont de la même région: Saint Sauvier, Courçais, Saint Désiré, Nocq (ancienne paroisse de Chambérat) et sont toutes attachées à la terre: journaliers, métayers, ainsi que quelques domestiques.
Un milieu donc bien différent des notaires Demenitroux qui étaient de la même région.
Pierre Alexandre Rémy commença à travailler, certainement très tôt, comme domestique cultivateur à Courçais, avant de venir s’installer à Montluçon où il deviendra cantonnier. Il s’était marié à l’âge de 22 ans avec Marie Bourzeau qui en avait 16.
Mon grand-père, Jean Rémy, sera le premier "cheminot" de la famille, commençant sa carrière au Chemin de Fer Paris-Orléans, ancêtre de la SNCF.
Sa soeur, "tante Louise", née en 1900, est la mère de la branche des cousins Bellier.
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