Montluçon, en deux mots ...

 

Montluçon en deux mots ... quelle drôle d’idée !
Pourtant, le coeur de notre généalogie mérite bien un petit survol, ne serait-ce que pour les jeunes générations qui n’y habitent pas et n’en connaissent pas grand-chose.

La plus ancienne mention du chateau de Montluçon date de 1049, alors que Néris était déjà une ville d’eau au temps des Romains (Aquae Nerii) et que des restes romains ont également été touvés près d’Hérisson.
La ville traversa les âges sans grands événements. Elle fut cependant assiégée et prise rapidement par Louis XI, lors d’une guerre contre une coalition de Princes, dont le duc de Bourbon, Jean II.
A la révolution, Montluçon aurait bien aimé devenir le chef-lieu d’un département du Haut-Cher mais ce fut le département de l’Allier qui fut créé, avec Moulins comme chef-lieu ....
La ville vivotait encore au début du 19e siècle, limitée à un rôle de capitale administrative des environs et de foire pour nos ancêtres qui habitaient à l’entour.

C’est alors que l’essor industriel la fit passer de 5681 habitants en 1841, à 35062 en 1901.

Cet essor, Montluçon le doit à la proximité des ressources naturelles: charbon de Commentry, minerai de fer du Berry et aux moyens de communication de l’époque: canal du Berry, chemin de fer.
Napoléon III, lui-même, inaugure la gare en 1864.
Ces atouts permettent le développement d’industries métallurgiques, hauts-fourneaux, forges, et industries consommatrices de charbon: verreries, fours à chaux, produits chimiques.
Nos ancêtres, Antoine Aupetit, Pierre Delorme, ..., cessent alors d’être des metayers, des vignerons, pour devenir des ouvriers d’usine. Tous ces ouvriers vont désormais faire de Montluçon une ville "de gauche", avec de grandes grèves et manifestations (1er Mai 1906) et de grandes figures socialistes: Jean Dormoy, un des premiers maires socialistes, Christophe Thivrier, le député en blouse bleue, élu en 1886, puis, plus tard, Marx Dormoy, Ministre de l’Intérieur du Front Populaire, assassiné en 1939, à la veille de la guerre.
A partir des années 1900, les ressources naturelles se tarissant, l’industrie évolue vers de nouvelles activités, telles que que la chimie et le caoutchouc (Dunlop), puis la mécanique de précision (SAGEM). Ces activités maintiendront la croissance de la ville jusqu’au dernier quart du vingtième siècle (56468 habitants, en 1975).

Puis, l’évolution change de sens, 41362 habitants en 1999, mais là, nous sortons du cadre de la généalogie ....

Pour en savoir (beaucoup) plus:
-Histoire des communes de l’Allier, Arrondist de Montluçon, 1986, Editions HORVATH
-Montluçon au siècle de l’industrie, R. Bourgougnon, M. Desnoyers, 1986, Editions du Koala.

 

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